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Château de Jumilhac
Châteaux et demeures de prestige

Château de Jumilhac

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Du 1 janvier au 31 décembre

A propos

Ce château édifié au XIIIe siècle, à la Renaissance et au XVIIe siècle, avec ses toits féeriques et ses jardins en terrasse retracent par l’Art, l’Histoire et l’Architecture le destin des Jumilhac.

Infos pratiques

Du 01/06 au 30/09 : tous les jours de10h à19h et nocturnes les mardis de 21h30 à 23h30 (+ les jeudis en juillet/août). Des congés de printemps à ceux de Toussaint : tous les jours de14h à18h. Hors périodes : les dimanches de 14h à 17h ou sur rendez-vous (06.09.61.78.40). T/F : 05.53.52.42.97.


24630 JUMILHAC LE GRAND

Comment s'y rendre

Siège de la seigneurie de Gemiliacum et de son diocèse, relevant de l’autorité de Limoges dès 480, détruit par les Wisigoths (472), les Sarrasins (730) et les Normands (846), le fortin initial est rebâti par les Francs pour défendre le vicus où, sous le mérovingien Dagobert (629-639) l’on battait monnaie. Lorsque les guerres franco-anglaises éclatent en 1152, la forteresse est convoitée tant par Philippe Auguste que par Richard Cœur de Lion. Délaissée ou détruite pour asseoir le pouvoir royal, elle est reconstruite en 1289 par les Bruchard, co-seigneurs de Jumilhac avec les La Porte au XIIIème siècle. Conquise par les troupes du Prince Noir au début de la guerre de Cent Ans, elle est reprise comme Saint-Yrieix par Du Guesclin en 1370, puis démantelée. Héritier par alliance des Bruchard, Antoine Chapelle, riche propriétaire et maître de forges dévient seigneur de Jumilhac en 1581 par rachat aux La porte de leur part et restaure le château. Rallié à la cause huguenote, il organise dès 1591 la défense du bourg contre les ligueurs et prête canons et argent à Henri de navarre pour accéder au trône de France. Reconnaissant, celui-ci, devenu Henri IV, le fait comte de Jumilhac en 1597. C’est François, son petit fils, influencé par Versailles, qui agrandit la demeure. A la Révolution, les Jumilhac sont destitués de tous leurs biens. Mais Pierre-Marie, respectueux de l’Etat, recouvre son château intact en 1794. son fils, Antoine-Pierre, servira Louis XVI, les Emigrés, Napoléon, Louis XVIII et charles X, mais se dessaisit de ses biens en Périgord en 1811. Le château retourne aux Jumilhac, après bien des vicissitudes, en 1927. Barrant la haute vallée de l’Isle, Jumilhac est édifié sur un aplomb rocheux, en lieu et place de l’ancien repaire noble qui contrôlait l’accès au Chalard et aux Monts de Châlus pendant le haut Moyen Age. Reconstruit en schiste cristallin par les Bruchard en 1289, le château féodal évoque encore ses origines guerrières : échauguettes, chemins de ronde, guétine, donjon engagé, pièces voûtées en plein cintre, fenêtres étroites à chambre de tir, escaliers ménagés dans des murs épaulés par contreforts plats… En ruine sur trois étages, il est restauré au goût de la Renaissance par Antoine Chapelle dès 1580. Ainsi percé de baies à meneaux plus spacieuses, l’édifice, de plan irrégulier, reflète liberté et fantaisie jusque dans ses toitures en ardoises, alternance de cônes et de pyramides ornés de lucarnes. Au XVIIème siècle, les fastes grandissants de la Cour incitent les marquis de Jumilhac à se doter d’une somptueuse demeure, ordonnée autour d’une cour d’honneur et ouvrant sur des jardins « à la française ». Les bâtiments annexes adossés à l’enceinte sont alors aménagés en deux grandes ailes, celle de droite richement aménagée, celle de gauche plus modeste. Enchâssé dans un écrin de verdure, Jumilhac, orné de jardins rénovés sur le thème « or et alchimie », se prévaut d’être la « Perle Noire » du Haut-Périgord.